
La Chine montre qu’elle est désormais capable de gagner la guerre en mer de Chine contre les États Unis, grâce à son avantage technologique.
Leçon d’intelligence stratégique de Jean-Paul Pougala
L’armée chinoise n’a pas l’expérience d’une guerre à haute intensité ?
L’armée américaine qui avait un tel avantage à la fin de la deuxième guerre mondiale n’a pas perdu face aux nord coréens sans expérience et face à l’armée vietnamienne sans expérience ?
Et les Talibans, sans aide de personne comme l’Ukraine, n’a pas battu l’armée américaine avec tant d’expérience ?
Qu’ont-ils en commun toutes ces armées avec la Chine ? Ils ont en commun qu’ils ont battu les États-Unis parce qu’ils combattaient à domicile.
Il y a un principe connu de tous les chefs d’état major des pays en guerre : lorsque vous attaquez, pour espérer gagner, vous avez besoin de disposer d’au moins trois fois plus de force que l’ennemi que vous attaquez.
Pendant ces dix dernières années, les États Unis avaient désigné la Chine comme l’ennemi à détruire parce qu’elle s’est donné les moyens de remettre en cause l’hégémonie américaine.
Le président américain Barack Obama l’a baptisé : le pivot vers l’est.
Tout cela était fait avec une certitude de victoire américaine basée sur un supériorité technologique de l’armée des États-Unis.
La guerre en Ukraine à été le théâtre où les deux belligérants ont testé leurs armes mais surtout leurs stratégies.
L’état major de l’armée des États-Unis est installé à Kiev selon de récentes révélations du quotidien américain, le New-York Time.
Le soutien chinois à la Russie est plus discrète.
Mais aujourd’hui ce n’est plus un secret pour personne que la lenteur avec laquelle la Russie gère les opérations à Pokrovsk est sur demande de la Chine pour tester plus armés et stratégies contre les États Unis en territoire ukrainien.
Et de plus en plus, la Chine qui avant cachait tout de ses armes s’est subitement mise à communiquer.
On l’a récemment vu durant le défilé célébrant les 80 ans de la victoire sur le Japon avec près de 25 millions de personnes tuées dans la population chinoise durent la deuxième guerre mondiale.
On a vu exposées au défilé des armes que personne en Occident ne suspectait la Chine de posséder, surtout parce que la doctrine était d’attaquer la Chine avant qu’elle ne se développe.
La dernière arme en date sont les catapultes électromagnétiques qui n’étaient en possession que de l’armée des États-Unis mais au prix de 800 milliards de dollars du budget de la défense américaine.
Voilà que la Chine avec un budget de moins de 300 milliards de dollars vient de démontrer de posséder l’arme fatale qui devait être le Game Changer des États-Unis en cas de guerre contre la Chine en mer de Chine, c’est-à-dire en territoire chinois qui joue en défensive à la maison.
L’avantage technologique des États-Unis est ainsi effacé. Ce qui rend l’arrogance envers la Chine pour la facilité espérée de remporter une confrontation militaire d’envergure, de moins en moins évidente.
Et puisqu’il faut à celui qui attaque, trois fois plus de force que celui qui défend, on se demande bien sûr quoi doit désormais compter les États Unis pour rassurer Taïwan de sa promesse de défense.
A Washington, plus précisément à la Maison Blanche ces jours-ci, des gens doivent avoir l’insomnie.
Communisme contre le capitalisme !
La différence majeure entre ces deux pays est que les États Unis comptent sur des entreprises privées pour son évolution technologique.
L’armée Populaire de Libération de Chine possède ses propres universités militaires à travers la Chine d’où sortent des militaires électroniciens, des militaires agronomes, des militaires constructeurs de drones, d’avions, de satellites etc.
C’est eux qui sont en train de faire la différence. Ce qui impose au monde entier un nouveau standard d’engagement des armées du futur, qui doivent contribuer en temps de paix non plus à faire la guerre, mais à la prospérité de toute la nation.
Et ce n’est pas le montant exorbitant du budget de l’armée d’un pays qui fixe cette ligne désormais standard minimum mondial des armées.
Mais la vision imposée par la politique intelligente.
Si les politiciens sont médiocres, il n’y aura pas de vision et sans vision, le budget de l’armée ne fera pas de miracle face à un ennemi perspicace.
C’est ce qui crée l’insomnie à Washington, et sème le doute parmi le groupe du Quad (Inde, Australie, Royaume-Uni, États-Unis) qui s’est formé pour empêcher la Chine de sortir de ses côtes territoriales.
J’attends aussi de voir comment ils vont faire désormais.
Et vous ?
Jean-Paul Pougala






