DOCTORAT SANS THÈSE : LA CHINE FAIT EXPLOSER LE VIEUX MODÈLE UNIVERSITAIRE

DOCTORAT SANS THÈSE : LA CHINE FAIT EXPLOSER LE VIEUX MODÈLE UNIVERSITAIRE

La révolution ne vient plus des bibliothèques. Elle sort désormais des laboratoires.

En 2024, la Chine a engagé une réforme audacieuse de son système doctoral : dans plusieurs domaines, notamment l’ingénierie, les doctorants peuvent désormais obtenir leur diplôme non pas en rédigeant une thèse académique classique, mais en développant un produit, une technologie ou une solution industrielle concrète.

Depuis 2025–2026, plusieurs soutenances ont déjà marqué les esprits. Au lieu de défendre des centaines de pages théoriques, des candidats ont présenté des blocs d’acier renforcé façon Lego destinés aux pylônes de ponts, des procédés innovants de soudage laser sous vide, et d’autres applications directement exploitables par l’industrie.

Objectif affiché : mettre fin au plagiat, démanteler les « usines à thèses » et reconnecter l’université à la production réelle.

Le message est clair : un doctorat doit produire de la valeur, pas seulement du papier.

Cette réforme s’inscrit dans une stratégie plus large de montée en gamme technologique et d’industrialisation accélérée. Là où certains systèmes académiques continuent de sacraliser la théorie déconnectée du terrain, Pékin choisit le pragmatisme comme fer de lance du développement.

Former des ingénieurs capables de concevoir, prototyper et industrialiser : voilà le pari.

En transformant le doctorat en moteur d’innovation tangible, la Chine affirme une ambition sans détour : dominer les technologies du XXIᵉ siècle.

Moins de dissertations. Plus de solutions.

Le signal est puissant — et le monde académique observe.

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La Tribune Internationale

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