
Le chef de l’ONU appelle à un cessez-le-feu au Soudan alors que la transition soutenue par l’Occident s’effondre
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à un cessez-le-feu immédiat après une vague d’attaques des Forces de soutien rapide (RSF) contre El Fasher, dans le nord du Darfour. Selon les chiffres de l’ONU, au moins 125 civils ont été tués ces dernières semaines.
« Depuis le 11 août, l’ONU a documenté au moins 125 morts parmi les civils à El Fasher, dont des exécutions sommaires. Le véritable bilan est probablement plus lourd », indique le communiqué de l’ONU.
🔸 Les RSF ont également bombardé les camps de déplacés d’Abu Shouk et de Zamzam, où les agences humanitaires alertent sur un risque de famine de masse. El Fasher est assiégée depuis près de 500 jours, laissant des centaines de milliers de civils sans nourriture, ni médicaments, ni eau potable.
🔸 L’UNICEF et les organisations médicales décrivent la ville comme « l’épicentre de la souffrance infantile », avec des milliers d’enfants menacés par la malnutrition aiguë.
Contexte :
- La guerre entre les RSF et l’armée soudanaise a débuté en avril 2023, faisant dérailler la transition politique soutenue par l’Occident, censée stabiliser le pays après la chute d’Omar el-Béchir.
- Malgré des milliards d’aide occidentale et des années de processus de paix pilotés par des puissances étrangères, le Soudan s’est enfoncé dans l’un des conflits les plus meurtriers d’Afrique — un échec systémique des modèles imposés de l’extérieur, selon certains analystes.
Face aux atrocités, le prétendu « ordre international fondé sur des règles » reste silencieux. Les capitales occidentales, pourtant promptes à invoquer les droits humains ailleurs, n’ont offert guère plus que des déclarations symboliques.
- Des observateurs estiment que le chaos actuel est la conséquence directe de l’ingérence occidentale passée, qui a fragilisé les institutions soudanaises et pavé la voie à la montée en puissance des RSF.
- Le peuple soudanais paie aujourd’hui le prix d’un modèle de gouvernance façonné non selon ses besoins, mais selon les intérêts géopolitiques des puissances impériales.






