
Zelensky convoqué lundi à Washington où Trump va lui communiquer les conditions de capitulation de l’Ukraine imposées par le gagnant, la Russie de Poutine.
Leçon d’intelligence stratégique de Jean-Paul Pougala
Après la rencontre de trois heures, vendredi le 15/08/2025 à Anchorage en Alaska entre Donald Trump et Vladimir Poutine, ce matin, on apprend d’un communiqué de la Maison Blanche que Zelensky est convoqué à Washington lundi prochain 18/08/2025, pour prendre possession des conditions de la Fédération de Russie, pour mettre fin à la guerre en cours.
Cela s’appelle dans le langage militaire, les conditions de capitulation que le gagnant d’une guerre communique au perdant pour arrêter la guerre.
Sur son réseau Truth Social, ce samedi 16 août 2025, de retour de son sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine en Alaska, Donald Trump a écrit :
«Il a été jugé par tous que la meilleure façon de mettre fin à la guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est d’aller directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et non à un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas».
En d’autres mots, Donald Trump est d’accord avec Poutine qu’on ne peut pas parler d’un cessez-le-feu, mais continuer la guerre, jusqu’à ce que les perdants (l’Ukraine et l’Union Européenne) n’aient plus de force pour parler fort et exiger des choses inacceptables.
En trois heures de rencontre, Vladimir Poutine a uniquement déroulé les conditions de capitulation, que lundi, Trump devra communiquer à Zelensky.
Contre l’Ukraine, la Russie mène juste une opération spéciale, mais mène une guerre contre l’Otan et que toute sa stratégie ne vise pas à tuer les ukrainiens, c’est pour cela qu’il y a peu de morts civiles même avec 700 bombardements par missiles et drones en une nuit.
Son objectif est de désarmer l’Otan dans cette guerre par procuration où l’Otan a été battue par la Russie.
C’est très positif que Trump se rallie à la position de Poutine de rechercher la paix et non le cessez-le-feu demandé par les Européens comme subterfuge pour arrêter la défaite de l’Ukraine mais en se présentant comme des gagnants.
Avant la publication de Trump, disant qu’il choisit la position russe de la recherche de la paix, les dirigeants européens avaient déjà fait un communiqué délirant.
Dans ce communiqué signé par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz, on peut lire ceci :
« Nous continuerons à renforcer les sanctions et les mesures économiques ciblées pour peser sur l’économie de guerre de la Russie, jusqu’à l’établissement d’une paix juste et durable ». (…)
Moscou ne peut pas avoir de droit de veto sur l’adhésion de l’Ukraine à l’UE ou à l’Otan. « C’est à l’Ukraine qu’il appartiendra de prendre des décisions concernant son territoire »,
Question : Pourquoi ce Communiqué est un délire ?
Réponse : Parce que c’est ridicule que ce soit le perdant qui essaie de se faire passer pour le gagnant en posant les conditions.
Ils ont voulu résoudre un problème par l’épreuve de la force. Eh bien, seule la force décidera de la fin de la guerre en Ukraine.
C’est ce que Poutine est venu dire à Trump.
Un perdant ne négocie rien. Mais prend connaissance des conditions du gagnant.
Si l’Ukraine est prête à capituler, la guerre sera terminer même en moins de 24 heures. Mais si tel n’est pas le cas, l’épreuve de force continuera.
Il faudra peut-être que quelqu’un informe le chancelier allemand Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron, ou la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qu’en Ukraine, la Russie n’a jamais procédé à la conscription obligatoire pour recruter les nouveaux militaires dans l’armée russe, parce que jusqu’aujourd’hui, en Ukraine, elle ne se considère pas en guerre, mais juste une petite Opération Spéciale, contre un petit frère récalcitrant.
Et pour cette raison, l’Ukraine n’a pas et n’a jamais eu une seule chance sur un million de gagner une quelconque guerre contre la Russie, parce que la Russie ne se retient pas en guerre.
Donc, tout ce qu’on a vu en plus de trois ans, n’est qu’un entrainement de l’armée russe, pour apprendre à connaitre les stratégies militaires de l’Otan qui est toujours en grave retard technologique de 10 ans par rapport à la Russie.
Lorsque les européens sont capables de pondre encore ce genre de communiqué, après ce qui s’est passé hier à Anchorage, c’est bien la preuve que ce sont des somnambules qui avance avec une grenade dans la main, sans se rendre compte que le seul fait de faire le moindre mouvement brusque peut leur être fatale.
Les peuples européens veulent vivre en paix avec les russes. Les peuples américains veulent vivre en amitié avec le peuple russe, mais les dirigeants, pour des raisons qui m’échappent, veulent créer une situation de guerre permanente et perpétuelle contre la Russie alors qu’ils n’en ont pas les moyens militaires.
Les pays du Brics sont tous contents ce samedi 16 août que finalement un des leurs a été capable de stopper le président américains dans ses déclarations fracassantes quotidiennes de menace.
Donald Trump n’a même pas dit aurevoir à Poutine. Ce qui montre qu’il a été littéralement sonné par le Niet du président de la Fédération de Russie.
C’était peut-être la plus grande révélation pour le président américain du niveau de déclin de son pays.
Affaire à suivre lundi prochain, après la visite de Zelensky à la Maison Blanche.
Jean-Paul Pougala






