
Le Tchad agresse-t-il la RCA ? Les secrets d’un complot global orchestré par Paris
L’attaque menée le 30 juin 2026 à Am-Dafok n’était que l’amuse-bouche d’une vaste entreprise de déstabilisation de la République Centrafricaine (RCA). Derrière la rébellion, notre rédaction a mis au jour un plan machiavélique impliquant la France et le régime tchadien. Objectif final : chasser les Russes, paralyser l’économie centrafricaine et s’emparer des gisements d’uranium.
Par la Rédaction
La sonnette d’alarme tirée il y a quelques semaines par Thomas Dietrich n’était pas une vue de l’esprit. Dans la nuit du 30 juin 2026, aux alentours de 4h30 du matin, la localité frontalière d’Am-Dafok, au nord-est de la RCA, est passée des menaces aux actes en subissant une violente incursion armée. Si la riposte immédiate et vigoureuse des Forces Armées Centrafricaines (FACA), appuyées par leurs alliés russes, a permis de repousser les assaillants par des frappes aériennes vers le Soudan, l’arbre ne doit pas cacher la forêt.
Les masques tombent. Selon les informations exclusives recueillies par notre rédaction, cette agression n’est que la première phase d’un plan d’invasion global. Et au centre de ce complot se trouve un voisin de longue date : le Tchad.
Tissi, la base arrière de l’ombre
L’analyse des preuves matérielles sur le terrain s’avère accablante. Sur les vidéos des assaillants d’Am-Dafok, plusieurs officiers en treillis de l’armée régulière tchadienne ont été formellement identifiés. Selon notre enquête, ces rebelles ont été formés au vu et au su de tous dans le département de Tissi, un poste militaire tchadien stratégique situé à la frontière. Leurs instructeurs ? Des soldats français, récemment repositionnés au Tchad sous la bénédiction de Paris.
Une question cruciale se pose alors : pourquoi la Force mixte Tchad-RCA, ce dispositif bilatéral inauguré en septembre 2025 sous le commandement du général tchadien Moubarak Abakar Nassour, est-elle restée totalement inerte face aux mouvements de troupes ? L’inaction de cette force frise la complicité directe. Selon nos sources, le président tchadien Mahamat Déby céderait à une immense pression de l’Élysée, acceptant de transformer son territoire en une base arrière officielle pour asphyxier la souveraineté centrafricaine.
Le plan secret des trois axes d’attaque
L’ambition de la France est claire : bouter les forces russes hors de Centrafrique et reprendre le contrôle total des richesses géologiques du pays, en particulier les gisements d’uranium ultra-stratégiques de Bakouma. Pour ce faire, les stratèges français et leurs intermédiaires africains ont planifié une offensive de grande envergure articulée autour de trois axes d’invasion, totalisant une armée de l’ombre de 12 000 hommes majoritairement des mercenaires arabes merciens placés sous la direction opérationnelle du général tchadien Mamani.

1. L’axe Ouest (Frontière Camerounaise) : L’asphyxie économique
Le plan prévoit de créer un front à la frontière avec le Cameroun pour paralyser l’axe routier menant au poste douanier de Béloko. Quand on sait que *70% à 90% du ravitaillement* et des importations de la RCA dépendent de cette voie terrestre, l’objectif est évident : affamer Bangui. De plus, les attaques programmées dans cette zone visent à détruire les champs de coton, l’un des poumons agricoles du pays.
2. L’axe Nord (Frontière Tchadienne)
Une puissante colonne de blindés et de pick-ups, commandée par le Général Mamani, est prête à descendre massivement depuis la frontière tchadienne pour ouvrir une brèche directe vers le centre du pays.
3. L’axe Est (Frontière du Sud-Soudan) : L’instrumentalisation ethnique
C’est ici que se joue le cynisme le plus absolu. Pour donner une façade « centrafricaine » à cette agression internationale, la France a réactivé ses vieux pions. Le seigneur de guerre Noureddine Adam a effectué une tournée logistique secrète la semaine dernière, transitant par le Cameroun (Ngaoundéré, Bertoua) avant de s’infiltrer en RCA par Mbaiboum pour remonter le long de la frontière tchadienne. Sa destination finale ? Le Soudan du Sud, où la diplomatie française a exilé et repositionné l’ancien président déchu François Bozizé.
Ensemble, ils sont chargés de « coacher » et de manipuler le groupe armé à forte coloration ethnique AAGK (les Azandés). Ce sont les Azandés qui seront placés en tête de proue de l’attaque pour porter des revendications politiques factices à l’écran, tandis que l’armée tchadienne et la logistique française pilonneront par-derrière.
Rendre le pays « ingouvernable » pour imposer une cohabitation
Consciente qu’un coup d’État militaire brutal contre le président Faustin-Archange Touadéra provoquerait un tollé diplomatique international, la France a opté pour une stratégie plus perverse.
L’objectif des 12 000 hommes de la coalition n’est pas de marcher immédiatement sur le palais présidentiel, mais d’exercer une pression militaire insoutenable sur les provinces et les axes vitaux afin de rendre la RCA totalement ingouvernable. Acculé, le pouvoir de Bangui se verrait forcé d’accepter un « dialogue de paix » sous l’égide de la communauté internationale.
Lors de ces négociations de dupes, les rebelles actionnés par Paris exigeront :
- Le départ immédiat et sans condition des alliés russes ;
- L’obtention d’un poste de vice-président de la République ;
- Des ministères clés au sein d’un gouvernement d’union nationale.
Il s’agit en réalité d’imposer une transition politique de cohabitation forcée. Une fois infiltrés au cœur de l’appareil d’État centrafricain, ces pions de l’impérialisme saboteront l’administration de l’intérieur, avec pour but ultime de balayer le président Touadéra lors des prochaines échéances électorales dans sept ans.
Le Tchad face à l’Histoire
Face à ce plan d’une extrême gravité, le Tchad ne peut plus se réfugier derrière le silence ou le déni. En acceptant de servir de base arrière aux destructeurs de la RCA, N’Djamena trahit l’idéal panafricain de solidarité et de paix entre nations sœurs.
Le gouvernement centrafricain et ses alliés veillent au grain, comme l’a prouvé la débâcle des assaillants à Am-Dafok. Le Tchad est désormais interpellé au premier chef : il est temps que ses dirigeants choisissent s’ils veulent entrer dans l’histoire comme les libérateurs de leur continent, ou comme les valets d’un empire colonial en décomposition.
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